Née en 1996, vit et travaille à Paris.

Diplômée en 2021 des Beaux-arts de Paris, avec les félicitations du jury.

“Ce sont des recherches sur les empreintes de mouvement, les traces, qui résultent des gestes du corps, propres à une prise immédiate que l'organisme a de son environnement. Mes outils ressemblent autant à des armes qu'à des jouets, ils sont tachés, vivants. Ils se greffent à moi et ils m'offrent, par leur forme et leurs fonctions spécifiques, un geste unique à chacun d'eux. Ils deviennent des organes, et correspondent à une dévoration particulière du monde. Cette métamorphose s'opère et les gestes, ajoutés, appuyés ou recouverts, s'amplifient dans l'espace.

Par l'introduction de scènes atmosphériques, de fragments de ciels, de formes photographiques et de symboles, les différents corpus de matériaux et de signes s'entrechoquent : la confrontation prend une tournure dialectique. De ce rapport conflictuel entre gestes et matières résulte une blessure. La bataille finit par révéler ce qu'il y a de nécessaire en eux, et de cette lutte vient l'équilibre. Une accrétion, logée dans l'horizon, constitue un noyau pictural, une Gemeinwesen de signes. Comme dans un système nerveux, des pluies d'informations, de symboles, de mouvements électriques se positionnent, se dispersent dans le désordre organique du monde.”

© Barbana Bojadzi 2022